La Fulgurante, Bisous Bagarre

cie-la-fulgurante-bisous.png

Collaborations exterieures : Samah KARAKI / SCOP-L’engrenage

Bisous Bagarre, ça parle de nos chemins empêchés, influencés, biaisés. De nos moyens d’appréhender les autres depuis ce que nous sommes, en porosité, toujours, avec notre environnement. C’est un spectacle qui parle des conflits et amours qui nous animent, des déserts de colère où se retrouver, s’organiser, se transformer.

Pour échapper aux injonctions d’une société toujours plus rude et oppressive. On ferait ça comment ? On pourrait s’écouter, se croire, se soutenir mais aussi se contredire ? Prendre la rue, le large, le temps, aller voir ailleurs comment ça va ? Crier ce qui ne s’admet pas ? Douter de nos propres appuis ? Oser croire un discours dit minoritaire, oser s’engouffrer dans les détresses qui ne sont pas les nôtres, sortir sa bouée et braver le tumulte des tempêtes de nos adelphes. Oser et douter.

J’ai cru que la non mixité desservait la cause, que la France n’était pas raciste, que les livres d’histoires étaient objectifs. Que j’étais blanche. J’ai commencé à douter. J’ai dû envisager l’influence du monde sur mes choix. J’ai admis la honte. J’ai bougé, tentée la fluidité. J’ai pris le risque de me contredire. C’est comme ça que j’en ai trouvé d’autres que moi. Ensemble on décortique nos vies, nos parcours issus de cette société méritocrate et individualiste.

La réussite individuelle c’est des murs aveugles avec du beaux papiers peint. Nous ce qu’on veut, c’est participer aux métamorphoses de la grande Histoire. Mais c’est quoi la grande Histoire ? nos petites histoires ?

La mienne débute à Bourges dans le Cher, en 1986. C’est celle d’un petit corps foncé qui commence dans un corps blanc. Un heureux événement mais aussi un sacré bordel. Parce qu’à priori, cette France rurale des années 90, n’était pas prête pour tout ça...

Nos petites histoires, oui, pas si petites que ça.

Accueil en résidence du 27 au 30 avril 2026.

Equipe artistique :

Myriam BRISSET : écriture, mise en rue, jeu

Perrine BIGNON : écriture, regard extérieur

Elodie CURADO : jeu, mise en rue

Annabelle ARNAULT : batterie

Camille MAZEAU : régie